Trouver un emploi après 60 ans

La retraite n’est plus ce qu’elle était. Auparavant, se retrouver sans emploi après 60 ans était une situation marginale, presque catastrophique pour certains. Aujourd’hui, avec l’allongement de l’espérance de vie, une personne qui prend sa retraite à 60 ans a une nouvelle vie devant elle. En effet, un grand nombre de personnes se rendent à la retraite sans être épuisées, avec l’envie de continuer à travailler. Plusieurs souhaitent se trouver un emploi à temps partiel, dans un secteur différent de celui ou de ceux qu’ils ont occupés pendant leur vie.

Selon l’Institut de la statistique du Québec, en 2015, la présence de plus en plus forte des 55 ans et plus sur le marché du travail est un des faits marquants des dernières années.

Les défis à relever pour les 60 ans et +

Après 60 ans, la recherche d’emploi peut susciter certaines craintes.

Le fait que les chercheurs d’emploi aient un bon nombre d’années d’expérience peut entraîner chez l’employeur certaines perceptions quant aux attentes salariales élevées, à une résistance face aux changements et à la difficulté à être supervisé. Un employeur peut aussi craindre des absences fréquentes en raison de problèmes de santé ou même que le candidat ait peu d’années à offrir sur le marché du travail. Enfin, le manque de connaissances et d’habiletés informatiques peut être l’une des autres craintes émises par des employeurs.

Les éléments clés pour décrocher le bon emploi

Il devient alors important que les expérimentés trouvent des méthodes pour contrecarrer ces idées, surtout si elles ne représentent pas leurs situations actuelles.

Les candidats devront indiquer clairement à l’employeur, par exemple, qu’ils sont à l’aise avec l’informatique. Ils pourraient aussi ajouter dans une lettre de présentation qu’ils visent des objectifs à moyen ou à long terme pour le poste sur lequel ils appliquent.

Lors d’entrevues de sélection, les chercheurs d’emploi devront énoncer leur position face à leurs attentes salariales : démontrer à l’employeur qu’ils sont conscients du marché actuel et qu’il est possible que le salaire offert diffère de la rémunération qu’ils avaient auparavant.

Miser sur une bonne santé et sur les dispositions qu’ils prennent pour la maintenir constitue également un excellent atout lors de l’entrevue. La personne expérimentée a avantage à exprimer son souhait d’être présente encore plusieurs années sur le marché du travail et de confirmer sa motivation à être productive. Un travailleur expérimenté doit signifier au futur patron qu’il saisit bien le rôle qui lui sera confié et qu’il ne tentera pas « d’agir en patron » si le poste ne l’exige pas.

Avec ces différentes stratégies, le chercheur d’emploi expérimenté dressera un portrait plus juste et complet de sa situation et de ses motivations à continuer à travailler. Ainsi, il pourra réussir à neutraliser les hésitations que peuvent avoir les employeurs à choisir sa candidature.

Adopter une attitude gagnante

Bien que l’expérience ait un attrait certain, ce n’est pas nécessairement l’unique critère considéré lors du processus de sélection.

Les employeurs recherchent des personnes qui démontrent des attitudes gagnantes profitables pour leurs équipes de travail. Le chercheur d’emploi expérimenté, qui sait présenter des atouts tels que la flexibilité dans les tâches, la disponibilité, des compétences à jour, le goût d’apprendre et la motivation, a en main les éléments d’une solide candidature. La probabilité que sa candidature soit retenue est alors très grande. C’est pourquoi le chercheur expérimenté doit garder confiance dans ses démarches pour trouver sa place sur le marché du travail.

Demander de l’aide au besoin

Chez GIT, nous accompagnons un grand nombre de personnes de 60 ans et plus qui souhaitent trouver du travail : réorientation, préparation pour la retraite, accident de travail, volonté de trouver un emploi à temps partiel… Peu importe la raison, nous pouvons vous aider à vous préparer efficacement et vous fournir les bons outils pour trouver le poste dont vous rêvez.

 

Chantal Raby
Conseillère principale