C’est quoi un bon patron?

D’abord, je me permets de vous annoncer que le patron parfait n’existe pas, au même titre que l’employé parfait. Cet article ne sera donc pas un « top 10″ des qualités des « bons boss ». Cependant, je vais vous donner des trucs pour déterminer, c’est quoi un « bon boss », pour vous. Ça peut paraître simple, mais c’est une information pertinente à connaître, surtout si vous êtes en recherche d’emploi, car c’est une question souvent demandée en entrevue. De plus, reconnaître vos besoins à ce niveau vous évitera peut-être des erreurs.

 

Les styles de gestion

Si j’ai dit qu’il n’existe pas de gestionnaire parfait, il est cependant vrai de dire que, de nos jours, le « bon » patron va adapter son style de gestion aux individus et aux circonstances. En management, on en identifie plusieurs selon la personnalité des dirigeants.

 

Le nombre et les noms de styles peuvent varier, mais sommairement je vous dirais que l’on peut en identifier quatre (Le Droit ; janvier 2020) :

  • Persuasif : un patron qui influence, explique et motive, plutôt que d’imposer.
  • Directif : il supervise et surveille selon une planification précise et des échéanciers rigoureux.
  • Participatif : il est à l’écoute, il analyse et il conseille. Il encourage une participation active, l’autonomie et la prise d’initiatives.
  • Délégatif : il a une grande confiance envers ses employés. Il indique la mission, les résultats attendus et accepte l’initiative.

Bien entendu, un patron peut porter les quatre chapeaux en alternance. Par conséquent, selon le vécu et les besoins de chacun, le même superviseur peut adopter un style plutôt directif dans une situation précise ou alors avec des employés qui en ont besoin et être plus participatif avec des employés plus autonomes.

 

Ainsi, selon votre personnalité, il se pourrait qu’un style de gestion vous convienne plus qu’un autre.

Par exemple :

  • Si j’ai vécu un manque de respect, je voudrais collaborer avec un patron participatif.
  • Si j’ai besoin d’un cadre, un patron directif sera pertinent pour moi.
  • Si au contraire j’ai besoin d’autonomie, je serai heureuse de travailler avec un patron délégatif.

 

Et maintenant, comment déceler le « bon boss »?

Il est préférable de connaître le style de gestion qui vous convient le plus avant une entrevue d’embauche afin de déceler si la personne devant vous (si c’est votre futur supérieur) pourrait correspondre avec vous ou pas. Pour se faire, demandez-vous clairement et le plus honnêtement possible ce que vous souhaitez d’un patron afin de pouvoir surveiller ces éléments en entrevue et savoir quelles questions poser à la fin de celle-ci.

 

Quelques éléments à surveiller à propos du gestionnaire lors de l’entrevue :

  • Est-ce qu’il semble connaître son domaine professionnel?
  • Est-ce qu’il semble motivé par la mission de l’entreprise?
  • Est-ce qu’il s’intéresse à vous? Vous pose-t-il des questions bienveillantes?
  • Est-ce qu’il semble avoir confiance en lui?
  • Sa conduite est-elle morale?
  • Est-ce qu’il semble empathique? Est-ce qu’il laisse de la place à ceux qui l’accompagnent lors de l’entrevue?

 

Se méfier si le gestionnaire :

  • Est en retard pour l’entrevue et ne semble pas s’en excuser.
  • Vous pose des questions indiscrètes.
  • Ne tente pas de bien cerner vos compétences.
  • Ne semble pas à l’écoute de ceux qui l’accompagnent et semble centré sur lui-même.
  • Ne paraît pas concentré sur l’entrevue et sur vos réponses et qu’il semble s’impatienter.
  • Ne répond pas clairement à vos questions en fin d’entrevue.

Finalement, je dirais que « trop », ce n’est comme « pas assez ». Alors, méfiez-vous des « extrêmes ». Par exemple, s’il est trop familier comparativement à trop rigide ou s’il ne s’intéresse pas vraiment à vous versus s’il ne fait que « chercher des bibittes » dans votre CV.

 

Voici quelques questions que vous pourriez poser en fin d’entretien :

  • Avez-vous des exemples pour démontrer que le bonheur au travail est important pour vous?
  • Qu’est-ce qui vous distingue comme entreprise et comme employeur?
  • J’ai consulté votre site Web et j’ai lu sur vos valeurs d’entreprise, pouvez-vous m’en parler davantage? Pour quelles raisons telle valeur est-elle importante pour vous?
  • Quelle importance accordez-vous à la formation en début d’emploi?

 

N’oubliez pas que même si l’employeur veut vous embaucher, vous n’êtes pas obligé d’accepter ou de refuser l’offre sur-le-champ. Si vous avez des doutes ou que vous ne vous sentez pas à l’aise, vous pouvez rediscuter de certains aspects avec lui, notamment des avantages à travailler pour lui, de son style de gestion et de ses valeurs. Vous pourrez prendre une décision plus éclairée par la suite.

 

Qu’en est-il une fois en emploi?

Si vous êtes déjà en emploi et que vous réalisez au fil des mois ou des années que votre patron est toxique ou qu’il n’y a aucune entente possible (après essais), il devient important de penser à vous et de quitter votre emploi.

Cependant, avant d’en arriver à cette décision, je vous invite à échanger avec votre gestionnaire, de façon réciproque, sur vos attentes et besoins respectifs. Un dialogue ouvert permet de faciliter l’entente et l’efficacité en emploi.

 

L’importance de relativiser

Finalement, que l’on soit un employé ou un patron, il est normal de vivre des hauts et des bas en emploi.

Malgré les émotions négatives que nous sommes amenés à vivre, ces éléments sont à considérer :  

  • Nous ne pouvons pas tout demander d’un patron ni d’un employé.
  • Nous avons aussi une part de responsabilité et de contrôle quant à notre travail.
  • Se questionner sur ce que l’on recherche (si nous sommes en recherche d’emploi) chez un gestionnaire, mais aussi ce que l’on est prêt à améliorer en tant qu’employé.

 

Maintenant, vous avez une bonne idée de comment découvrir le bon patron pour vous. Vous avez une entrevue à préparer? N’hésitez pas à faire appel à nous pour des trucs et des conseils! Vous pouvez aussi découvrir nos trucs pour répondre à 5 questions fréquemment posées!

 

Julie Gosselin
Conseillère en emploi