Chercher un emploi en pleine pandémie [étude de cas]

Marc-André est anthropologue. Il a perdu son emploi en février 2020, juste avant le début de la pandémie COVID-19. Le Parcours action emploi (anciennement Club de recherche d’emploi) lui a permis de trouver un emploi qui le satisfait et qui correspond à ses objectifs professionnels, malgré le ralentissement économique rattaché à la pandémie de COVID-19.

Après son passage chez GIT, il a pris un moment pour nous transmettre une vidéo témoignage.

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Le parcours de Marc-André

Je suis Marc-André Bourassa et j’ai trouvé un emploi.

J’ai participé au Club de recherche d’emploi du GIT, tout juste avant la crise suscitée par la pandémie de la COVID-19.

C’était pendant deux semaines, au début du mois de mars et jusqu’au fameux vendredi 13 (de tempête de neige et de coronavirus), où on nous a gentiment demandé de rester à la maison pour des raisons évidentes et hors de contrôle.

 

Une perte d’emploi soudaine

Moi, je venais tout juste de perdre mon emploi à la mi-février, pour des raisons autres que la pandémie.

J’étais donc sans revenu, ni emploi, ni assurance-emploi, ni prestation canadienne d’urgence (PCU), ni aide sociale, ni pension alimentaire.

J’ai quand même trouvé le courage de poursuivre ma recherche d’emploi individuellement, mais aussi avec l’aide des outils fournis par le GIT pendant les deux semaines du club de recherche et aussi avec un suivi individuel par téléphone de la part de Julie Gosselin et Sophie Isabelle. Je les remercie d’ailleurs pour ça.

 

Chercher un emploi, en anthropologie, pendant la pandémie

Moi, je suis anthropologue. J’ai aussi un diplôme de deuxième cycle universitaire en développement régional.

J’avais de la difficulté à me positionner dans un emploi professionnel depuis environ deux ans dans la région de Québec, étant donné ma spécialisation pour les milieux ruraux.

En temps de confinement, je me suis fait un horaire quotidien. J’ai continué à :

  • explorer les offres d’emploi transmises par les conseillères du GIT au début mars
  • préparer deux à trois candidatures par semaine accompagnées d’une lettre de présentation
  • faire valider mes lettres de présentation par courrier électronique à ma conseillère du GIT

 

Des boulots de survie, en attendant

Puis, je me suis aussi lancé dans des petits boulots de survie qui parfois avaient rien à voir avec mes compétences, qui ne demandaient aucune qualification particulière, mais qui avaient un lien avec les besoins urgents liés à la pandémie.

Donc :

  • j’ai fait des épiceries en ligne
  • j’ai réparé des bicyclettes pour mes amis, en échange de nourriture
  • je me suis occupé de ma fille plus que d’habitude, car elle n’allait pas à l’école (évidemment)
  • je suis allé dans une usine fabriquer des blouses et des masques
  • j’ai fait des épiceries par téléphone pour une entreprise de transport
  • j’ai réparé des bicyclettes dans des ateliers commercial (parce que c’était considéré comme un service essentiel aussi)

 

 

Des démarches réussies

Et puis, j’ai participé à des entrevues d’emploi dans mon domaine, soit par vidéoconférence ou par téléphone. Des emplois beaucoup plus rémunérés qui avaient un lien avec mes études, puis ma carrière. Puis, ça a débouché sur un contrat de neuf mois que je commence en juillet, jusqu’en mars 2021, avec une possibilité de prolongement.

C’est à la Corporation de développement communautaire de Charlesbourg.

Bref, je vous souhaite bon courage à ceux qui cherchent un emploi actuellement en temps de pandémie. C’est possible. Puis, il faut juste poursuivre sans relâche.

Marc-André Bourassa, anthropologue